Ils se sont accaparés
de la gestion des affaires de la cité. Partout dans le monde, Ils mènent
aux destinées de l’humanité. Tenus de refléter la volonté du peuple à travers
la démocratie, ils ont plutôt pervertis cette dernière dans le nouveau système
que je nommerai bien « particratie ».
Entre Parti Communiste Chinois en Chine, le plus grand parti du monde, les partis républicains et démocrates aux
Etats-Unis le PDS, l’APR et les centaines d’autres partis sénégalais, le
contraste est saisissant. Déjà le rapport entre instance politique et
population ! En Chine on a ainsi 1 milliards 300 millions de personnes pour
un parti, aux Etats Unis 190 millions personnes pour un parti et au Sénégal, un
parti équivaut à 54 600 personnes. En d’autre terme, sur cette petite
photographie, plus la population est grande plus le nombre de parti est minime.
Prétexte, pour infiltrer ces formations politiques et les
décrypter !
Ils ont bien des divergences. Le PPC se veut fédérateur de
toute la Chine, il se veut le reflet de toute la population. Despote pour
plusieurs, éliminant toute voix discordante, il présente une
particularité curieuse d’être seule au monde dans le pays le plus populeux de
la planète. Dans le pays de l’oncle Sam parallèlement, le gâteau est pour deux.
Démocrates et Républicains se relaient au gouvernail de la première puissance
économique du monde. La porte est fermée et barricadée pour d’autres associations.
Au Sénégal par contre c’est le feu vert pour toute initiative de rajouter une
perle au chapelet impressionnant qui croit régulièrement, on dirait des
champignons. Les vannes sont ouvertes. Les partis peuvent pulluler. La liberté
n’est-elle pas une des vertus de la démocratie ? Pourquoi alors priver aux
citoyens cette liberté de créer une formation politique ? Justement
la démocratie, parlons-en. Ce système se veut fondamentalement défenseur du
peuple. Abraham Lincoln ne s’y est pas tromper en la définissant
comme : « le gouvernement
du peuple par le peuple et pour le peuple ». Le peuple, en principe
est au début, au cours et à la fin de tout le processus du système. Sauf que
cette disposition est devenue obsolète depuis le début du règne des partis
politiques.
ET « LA PARTICRATIE » TUA LA DÉMOCRATIE
Le gouvernement du parti, par le parti et pour le parti,
c’est en réalité ce qui se fait partout dans le monde. Plus de divergence, à ce
propos entre Chine, Etats-Unis et Sénégal. Le peuple a accepté de délégué son
pouvoir à ces formations politiques. Malines, elles se le sont accaparées. Le
pouvoir n’est désormais plus populaire. Il irrémédiablement entre les mains de
la classe diligente.
En Chine, le PCC est au sommet, le peuple relégué au second
plan. Toute contestation est réprimée. Je prends la place Tien Am Men pour
témoin.
Aux Etats-Unis, Républicains et démocrates ferment la porte
à toute alternative. Le capitalisme dictant sa loi, le peuple et j’entends par
peuple les laisser pour compte, dépourvus de capital reçoivent de facto un
carton rouge. Ils n’ont pas le feu vert pour participer à la gestion des
affaires de la cité. Le peuple est exclu, les riches, une minorité caracolent
au sommet de l’Etat.
Au Sénégal, malgré cette liberté de création de formation politique, le peuple n'est pas pour autant souverain. Les partis qui augmentent de manière exponentielle présentent tous d'autres intérêts divers que l’intérêt populaire. La gestion des affaire de la cité sonne comme l'accaparement des affaires du peuple par les partis, qui aux commendes en profite bien pour s'engraisser.
On comprend dès lors que la démocratie est bannie dès qu'un parti politique, pourtant se réclamant parti prenant du peuple, confisque le pouvoir de ce derniers à des fins individualistes. Le parti politique, longtemps perçu comme garant de la démocratie devient dès lors un obstacle à l'élaboration de cette dernière. Devenir militants ou sympathisants d'un parti est dès lors de facto antidémocratique. La seule alternative à cette configuration: l'instauration d'une seule entité politique inhérente au peuple et l'élimination de toute autre forme d'association politique. Chose qui forcerait le peuple à se réunir autour d'une seule instance et d'avoir une certaine synchronisation, garant d'un gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Autrement dit la transformation de la situation politique chinoise en une véritable structure qui se construit cette fois autour du peuple et de ses intérêts.

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