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| Aremeyaw Anas dans sa tenue de travail |
Le carrefour d’actualité organisé ce Mercredi 18 Novembre 2015 dans la
salle foyer du Centre d’Etude des sciences et techniques de l’Information a
dérogé aux habitudes. Un film sur le journalisme d’investigation a été diffusé
par Ciné Droit Libre, dont le héros, un certain Anas Anas, a entraîné chez les
étudiants des réactions passionnées et divergentes.
Traquer des délinquants qui arrivent à passer entre les
mailles du filet, chercher des preuves visuelles pouvant les compromettre par
l’infiltration, les livrer à la police tout en révélant au grand jour dans la
presse et la télévision toute l’histoire du début à la fin, tel est le rôle de Anas.
Visage masqué, identité dissimulée Anas parcourt le Ghana, son pays d’origine,
la Cote d’Ivoire le Nigéria et d’autres pays voisins à la recherche d’hors la
loi. Son mode opératoire tel que montré dans le film est assez sophistiqué. Il
a pu faire arrêter plusieurs criminels, dont ce faux médecin qui a eu à
violer des centaines de femmes partantes pour l’avortement ou encore ce pasteur
qui endoctrinait de petites filles dans son église les violant et les battant.
Il est également l’auteur de plusieurs autres prouesses qui lui ont valu un
succès planétaire.
Anas, surnommé « James Bond », se réclame être un
journaliste d’investigation qui se fonde sur trois principes : « l’interpellation », « l’emprisonnement » et « l’humiliation ». C’est justement ce
point qui a attiré l’attention des étudiants.
Journaliste, psychopathe ou terroriste ?
Le film sur Anas a partagé grandement les étudiants du CESTI.
Conservateurs et puristes, beaucoup d’étudiants ne voyaient pas en l’homme et à
son œuvre les principes de base du journalisme qu’on leur a appris au CESTI.
« Il est plutôt spider man » a déclaré l’un deux. « Il vaudrait
mieux qu’il parte à l’école de police », renchérit un autre.
Prenant leur contre-pied, d’autres se sont ériger en
défenseur du ghanéen. Anas ouvre la porte à un nouveau paradigme journalistique
affirma un étudiant. Un autre dénonça le manque de reconnaissance habituel des
africains à un des leurs qui réalise des exploits et n’émit aucun doute sur la
profession de Anas : « il est journaliste ».
D'autres réactions ont été, elles plus dures. « Anas est
un psychopathe », n’a pas daigné de dire un étudiant. Un autre va plus
loin en martelant que « Anas est un terroriste ! ».

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