River Plate
vient de remporter la 55ème édition de la Copa Libertadores en
s’imposant face au Tigres de Monterrey. Cette compétition atypique à plus d’un
titre est naturellement l’une des plus belles au monde, l’une des plus difficiles
à gagner. Ce qui fait que, sur bien des aspects, elle n’a rien à envier aux compétitions européennes du
football, certes plus médiatisées, plus lucratives.
En hommage aux héros libérateurs de
l’Amérique, comme Simone Bolivar ou Pierre 1er du Brésil, la plus
grande compétition de football des clubs sud-américains, porte le nom de
« Copa Libertadores de America», littéralement, « la coupe des
libérateurs d’Amérique». Symbole de l’unité de ce continent qui sur bien
des domaines, se singularise des autres.
La Copa Libertadores, symbole du modèle sud
américain
Le football sud-américain peut se targuer
d’être parmi les deux meilleurs au monde. Il rivalise grandement le football
européen sur bon nombre d’aspects. L’Amérique Latine possède la plus vieille
compétition de football des sélections nationales, la Copa America. Elle a
accueilli et a remporté la première édition de la Coupe du monde de football et
totalise sur les 21 Coupes du monde disputées, 9 victoires. En dehors de ces
performances élogieuses, le football sud-américain, amené par les deux géants,
le Brésil et l’Argentine est l’un des plus grands fournisseurs de talents au
monde. Les grosses écuries européennes ne diront pas le contraire. Chacune
possède en son sein des talents dénichés sur le continent du roi Pele. La fréquence
des joueurs sud-américains vainqueur du ballon d’or depuis qu’il a été
mondialisé l’atteste manifestement.
Tous ces facteurs font que l’environnement du
football en Amérique du Sud, fondé autour d’un passé riche et d’une passion du
football sans égale, est très propice à l’émergence de compétitions
exceptionnelles comme justement cette Copa Libertadores. Sur le plan
organisationnel avec toutes les dispositions prises par le CONMEBOL, cette
compétition garantie sur tous les plans un spectacle footballistique rare.
Chaque nation sud-américaine (en compagnie du Mexique) place au moins trois de
ses meilleures équipes chaque année, ce qui porte le total d’équipes qui
prennent part chaque année à ce tournoi à 38 équipes. Les matchs sont amplement
disputés. Le suspens est garanti au maximum. Difficile de prévoir les résultats
d’un quelconque match.
Une compétition qui se positionne parmi les
meilleurs au monde
Certes, la Ligue des Champions est la plus
grande compétition de clubs de football au monde, du fait de la puissance des
clubs qui la composent avec les meilleurs joueurs du monde, de la puissance
financière de l’UFEA et de sa médiatisation. Mais, en dehors de ces points, la
Copa Libertadores, qui vient sans doute juste après possède aussi des points
forts, qui la hisse au sommet des compétitions de football au monde. Le nombre
de grands clubs de football sud-américain est assez considérable. Le Brésil
possède 10 clubs ayant remporté cette compétition, l’Argentine 7, des records
mondiaux, si on considère le nombre de clubs par pays dans le monde ayant
remporté la plus grande compétition de football des clubs de leur
confédération. Ce qui renforce davantage le prestige et la grandeur de la Copa
Libertadores.
Un autre baromètre qui nous permet
d’apprécier la place de cette compétition, les performances réalisées en Coupe du monde des clubs. On se rend
compte qu’avec quatre victoires sur 11 éditions
pour les clubs sud-américains, le football de l'Amérique Latine, malgré des moyens
inférieurs rivalise plus que jamais avec l’Europe du football.

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