Après les résultats catastrophiques de l’année
scolaire 2013/2014, on pouvait imaginer qu’on ne pouvait pas faire pire. Mais
les tendances du BAC de cette année scolaire
2014/2015 semblent pourtant en deçà du faible niveau affiché l’année
dernière. Ces résultats dévoilent plus que jamais, les difficultés de l’école
sénégalaise, empêtrée dans la crise depuis plusieurs années.
Le Baccalauréat
2014 / 2015 a dévoilé un peu partout dans le territoire national ses
résultats. Après trois jours d’intense examen, où les candidats ont affronté
différentes épreuves, l’issue de cet épisode du BAC était plus que redoutée.
L’avenir des plus de 120 000 candidats en dépendait.
Mais, ils ont
été nombreux à sangloter, à crier de déception et de désillusion. Ils ont été
nombreux à ne pas réaliser ce qui leur était arrivé. En effet plus de 60% des
candidats n’ont été ni admis, ni admissibles cette année. Les candidats admis d’office tournent
seulement autour des 10%. Des tendances moins performantes que celles de
l’année dernière, pourtant catastrophique.
Une école qui perdure dans la crise
Depuis plusieurs
années, l’école sénégalaise sur tous les étages affiche des résultats de plus
en plus décevants. Les examens du BFEM et du baccalauréat se suivent et se
ressemblent. La barre moyenne des 50% de taux de réussite peine a être atteint.
Le niveau des élèves est en chute libre. La performance ne parait qu’un slogan
scander ça et là et qui ne se matérialise jamais. Les raisons
qui expliquent cette situation se situent
principalement à trois niveaux :
- L’irrégularité
des cours. C’est devenu ordinaire. Les grèves cycliques des
professeurs, même si elles ont été moins intenses ces deux dernières
années, n’ont pas fini de perturber le cursus scolaire de bon nombre d’élèves
aux Sénégal. Les lacunes traînées dans les classes préparatoires, à cause
de programmes inachevés, d’un manque de rigueur dans le suivie des élèves, souvent laissé dans l’oisiveté ne sont guerre étrangers à cette
crise de résultats que présente l’école sénégalaise.
- Un état
d’esprit défaillant chez les élèves. Le penchant des élèves d'aujourd’hui est beaucoup plus tourné vers la facilité. Réussir en
empruntant la méthode la plus simple, quitte à frauder sur les résultats,
est devenue presque une norme. Un état d’esprit qu’ils ont su forgé dans
une école qui certes prescrit des règles pour endiguer cette propension,
mais ne met pas en œuvre des mesures capable de la gommer efficacement. Si
l’école n’inculque pas à ses élèves un état d’esprit d’excellence, ils
pourront difficilement et en toute logique parvenir à la performance.
- Des piliers incontournables, négligés. Des élèves littéraires qui ne lisent pas, des scientifiques qui ne le sont que de nom, c’est effectivement des traits qui caractérisent l’école sénégalaise. Pour beaucoup d’élèves de série L le seul livre qu’ils ont pu lire de leur vie, c’est une si longue lettre de Mariama Ba! Comment dans ces conditions,ces derniers peuvent-ils ainsi exceller dans leurs matières dominantes qui exigent chacune, un certains niveau en français. Leur voisins scientifiques eux sont gavés de théorie, alors que la science est avant tout de la pratique. Leur enseignement est plutôt basique alors qu'il pourrait être plus facilité par le développement technologique avancé du monde actuel.
L'école sénégalaise a besoin de profonds changements. Plusieurs choses se sont gâtés depuis l'ancienne génération, qui affichait un bon niveau d'excellence. Pour ainsi retrouver ses lettres de noblesse, tous les acteurs, administrateurs, enseignants, élèves et parents d'élèves sont interpellés et ont chacun un rôle non négligeable à jouer. Cela passera logiquement par la remédiation aux problèmes tantôt soulevés.

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